IHAJJITEN Driss
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Les services de renseignements espagnols viennent de renforcer leurs effectifs d’agents au Maroc, le renforcement en question n’est pas tout à fait nouveau, puisqu’il remonte à mai 2005, déjà. Cela confirme, au moins, que le royaume figure en bonne place sur l’agenda des services secrets espagnols. Pourquoi le Maroc intéresse-t-il autant les espions ibériques ?
Sur l’agenda du Centro nacional de inteligencia (Centre national d’intelligence, CNI), le royaume a officiellement la cote. “Pour Madrid, le Maroc est l’objectif numéro un en matière de renseignement. Ses services s’intéressent, par ordre d’importance, à la montée de l’islamisme en Espagne, l’émigration clandestine, Sebta et Melilia, le trafic de haschich et le dossier de la pêche”, précise un connaisseur des arcanes des services espagnols, qui ajoute que “les principales unités de contre-espionnage ont été d’ailleurs formées pour travailler spécialement sur le Maroc”.
le premier sujet de préoccupation des services espagnols concerne l’implantation des salafistes maghrébins dans la pénisule ibérique. La flambée du fondamentalisme dans la communauté musulmane en Espagne donne en effet des cheveux blancs aux gouvernement Iberique. Et depuis les attentats de Madrid, les services surveillent de très près les mosquées tenues par des organisations suspectes, où est véhiculé un discours intégriste. “Il semble que les Marocains se taillent la part du lion dans cette nébuleuse. Et comme si les “jihadistes” ne suffisaient pas, l’offensive des islamistes d’Al Adl wal Ihsane en Andalousie vient encore s’ajouter au menu du CNI. Le déplacement récent de Mohamed Abbadi, le numéro deux de la Jamâa de Yassine, avait justement fait l’objet d’une large couverture médiatique espagnole.
À Rabat, les accusations de tentatives de déstabilisation du trône alaouite sont régulièrement exprimées. On reproche notamment aux agents ibériques de distiller des informations intimes sur la famille royale dans les magazines people espagnols, de protéger certains gros bonnets de la drogue du Rif, voire de faire montre d’un interventionnisme flagrant dans le nord du pays.
le CNI voit également d’un œil suspect l’existence d’une antenne de la DST, les services de renseignements intérieurs, au sein de l’ambassade marocaine à Madrid. Ainsi, en septembre 2005, la commission d’enquête sur les attentats du 11 mars avait même exigé un rapport détaillé sur l’activité des services secrets marocains sur le sol espagnol.
Toujours est-il que la sensibilité des dossiers communs, du Sahara à l’immigration clandestine, en passant par le trafic de drogue et le terrorisme, impose aux deux parties une collaboration étroite, qui a encore de beaux jours devant elle.
Publié par ihajjiten à 12:43:26 dans Espionage | Commentaires (0) | Permaliens
Les agents secrets espagnoles en poste dans les représentations diplomatiques sont connus des services du contre-espionnage marocain. Ils ont une certaine marge de manœuvre, qui varie en fonction des relations bilatérales établies entre les deux pays. La DGED et la DST marocaines surveillent de près les agents du CNI implantés dans le Royaume. Les coups bas et la guerre d’intox menée par les services espagnols ces dernières années sont encore dans les mémoires. C’est le CNI qui aurait “alimenté” en fausses informations le directeur-adjoint du quotidien espagnol El Mundo, Casimiro Garcia-Abadillo, pour son ouvrage 11 Mars, la vengeance, sorti à l’automne 2004 et qui accuse clairement les services marocains d’être derrière les attentats de Madrid du 11 mars 2004, qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.
L’affaire du secrétaire d’État aux affaires étrangères, Ahmed Lekhrif, limogé brutalement du gouvernement le 22 décembre 2008 pour avoir obtenu la nationalité espagnole montre à quel point cette “ingérence” des services espagnols dans la société marocaine irrite les autorités du Royaume. Ahmed Lekhrif n’est certainement pas une “source” et sa marocanité n’est pas remise en cause, mais le fait qu’il soit un Sahraoui de la grande tribu des Ouled Dlim est suffisant pour que les Marocains crient au scandale. C’est tout le cynisme des Espagnols, qui ne ratent jamais une occasion pour porter des coups bas dans l’affaire du Sahara marocain. Dans ce conflit vieux de 33 ans, Madrid et Rabat ne se font pas de cadeaux.
Les services espagnols au Maroc, massivement implantés dans le Nord du Royaume, traquent également les “filières marocaines” de djihadistes envoyés en Irak, notamment celle de la région de Tétouan, et surveillent de près l’activité des islamistes d’Al Adl Wal Ihsane dont l’implantation sur le territoire espagnol constitue aux yeux des autorités ibériques une grave menace. (A suivre)
Publié par ihajjiten à 13:51:44 dans Espionage | Commentaires (0) | Permaliens
L'Espion Libanais Du Mossad Avoue Son Implication Dans Des Assassinats En Syrie
Selon le quotidien libanais As Safir de mercredi dernier s'appuyant sur
des sources sécuritaires libanaises, le chef du reseau libanais
d'espionnage travaillant pour le compte du Mossad israélien, Ali
al-Jarah, a avoué aux enquêteurs chargés de l'interroger qu'il avait
reçu l'ordre de surveiller le quartier de Kafr Sousa à Damas, là où le
chef militaire du Hezbollah, Mugniyah, a été assassiné lorsqu'une bombe
a explosé à l'interieur de son véhicule en février dernier le tuant sur
le coup.
Selon l'article de As Safir, al-Jarah
a aussi avoué que le Mossad lui avait également demandé de faire un
travail de reconnaissance dans la ville de Tartus, repérer les caméras
vidéo, le déploiement de la sécurité, les points sensibles, mener une
surveillance rapprochée d' un haut officier syrien, Mohammed Suleiman,
en charge de la liaison avec les responsables du Hezbollah, qui a
également été assassiné.
D'autre part, Ali al-Jarah opérait
également en plus de Damas et de Beyrouth, dans d'autres capitales du
monde Arabe et utilisait un véhicule militaire pour faciliter ses
déplacements.
Actuellement, les enquêteurs vérifient
si plusieurs de ses frères - en plus de Yousouf Jara qui a reconnu
participer aux activités d'espionnage - étaient également impliqués
dans ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad. L'armée libanaise
a perquisitionné dans l'appartement des frères Jarah, et découvert une
"salle opérationnelle" équipée d'un système de communications
sophistiqué. ils y ont également trouvé des équipements de
surveillance, du type non vendu sur le marché libanais. Les espions
libanais du Mossad ont transférés des photos d'installations militaires
et civiles, et passaient également des informations par voie orale.
L'appartement des frères Jarah est situé sur une route principale
conduisant du Liban en Syrie.
Lors de son dernier discours public
pour le jour de la commémoration des martyrs de la resistance, le 11
novermbre dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed
Nasrallah, s'est dit confiant qu'un jour viendra ou toutes les preuves
de l'implication du Mossad dans les assassinats et attentats seront
révélées.
Récemment, le ministre de l'intérieur
libanais, Ziad Baroud, s'est rendu à Damas pour rencontrer son
homologue syrien, une rencontre dont il avait été chargé par le cabinet
ministériel libanais pour discuter d'une selection de problèmes en
suspens. Suite à cette visite, le cabinet libanais a approuvé la
formation d'un comité de suivi libano syrien basé sur les principes de
coordination entre les deux ministères, à la condition que ce comité
termine la tâche qui lui est assignée dans trois mois.
Selon un haut responsable de la
sécurité libanaise, ce réseau d'espionnage pour le compte du Mossad
était l'un des plus dangereux réseaux d'espionnage dans l'histoire des
renseignements israéliens actifs à l'étranger depuis 60 ans.
Le quotidien libanais As-Safir,
rapporte également que, dans le jargon israélien, mais aussi d'après
l'expérience et les informations obtenues sur le fonctionnement du
Mossad, il existe trois types de réseau d'espionnage selon leur
mission, complètement isolés les uns sur les autres :
le premier a pour mission de
déterminer les objectifs et de les sélectionner, une personne est en
général assignée à ce type de mission;
le deuxième est chargé de la mission
de reconnaissance sur la cible choisie, et d' inspecter les lieux où
elle sera exécutée, pour choisir le bon moment de l'execution;
le troisième, consiste en l'exécution de la mission.
En ce qui concerne le réseau d'Ali Jarah et de son frère, il
appartenait à la deuxième catégorie. Pour accomplir sa mission, Jarah a
eu recours au camouflage pour faciliter ses déplacements. Il
bénéficiait d'une couverture politique pour pouvoir circuler librement
entre le Liban et la Syrie. Il a pu se procurer un véhicule militaire
enregistré lui permettant pendant trois décennies d'éviter les points
d'inspection entre les deux pays voire de visiter le siège palestinien
à Damas sans soulever le moindre soupçon..
Ali Jarah et son frère ont été
recrutés après l'invasion israélienne en 1982. Des contacts ont été
établis à l'intérieur et à l'extérieur du Liban entre eux et les
services de renseignements israéliens. Les relations entretenues entre
Ali Jarah, sont frère et le Mossad se sont développées à tel point
qu'ils ont bénéficié d'un traitement de faveur comparé à d'autres
agents touchant des primes et des sommes astronomiques (des dizaines de
milliers de dollars alors qu'un simple agent touche 50 ou 100 dollars)
. Ces gratifications montrent la trés grande valeur des renseignements
fournis par les frères Jarah.
Selon les résultats de l'enquête, les
fréres Jarah ont adopté un mode de vie conforme à la nature sécuritaire
de leur job, justifiant vis à vis de l'extérieur leur possession de
matériel de sécurité, ou la présence à leur domicile de lignes
téléphoniques confidentielles.
Selon les enquêteurs, Ali Jarah est
l'homme clé de la réussite de ce type d 'assassinats et attentats, car
c'est du deuxième type de réseau d'organisation du Mossad que tout
dépend, la cible peut être changée, l'exécution annulée si les risques
encourus sont trop grands.
Ali Jarrah a avoué avoir rempli
d'autres missions identiques de répérage dans certaines capitales
arabes qu'il visitait sous couvert de faire du tourisme.
L'enquête devrait se poursuivre
pendant plusieurs mois, car elle concerne désormais tous les
assassinats, attentats, et les opérations militaires israéliennes et
sécuritaires menées dans la région de la Bekaa, depuis 1982 jusqu'à
l'arrestation des frères Jarah, ce qui inclut aussi des embuscades
organisées par l'armée israélienne contre certains groupes palestiniens
Sources As-Sarfir (www.assafir.com) et Al Manar TV (www.almanar.com.lb)
Publié par ihajjiten à 17:56:45 dans Espionage | Commentaires (0) | Permaliens
La désinformation, c'est-à-dire le fait de désinformer, est un mot apparu dans la langue française au cours du dernier quart du XXe siècle. Il est bâti sur un mot russe. Ainsi, contrairement à ce que ce mot suggère de prime abord, la désinformation ne constitue pas nécessairement une perte d'une ou plusieurs données (« désinformation » comme pour « déshabiller »).
Mais le sens de ce mot est encore fluctuant, et il connaît des variantes importantes selon les auteurs qui l'emploient.
Nota : je vais vous proposez plusieurs articles traitant de la désinformation et de ses méfaits, cela me semble utile en notre période riche en info permanente et souvent contradictoire. Cela nous permettra de mieux voir les infos plausible, des infos farfelus et dangereuse....
Voici
quelques techniques courantes utilisées par différents organes de
pouvoir (publics ou privés ) cherchant à occulter des vérités qui
dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l'esprit lors de la
lecture d'informations relatives à des sujets controversés (ils sont
nombreux) ... pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu'ils le
sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel
point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par
des instances officielles, des "experts" et par extension de nombreux
médias.
Publié par ihajjiten à 08:13:31 dans Espionage | Commentaires (0) | Permaliens
les services de
renseignements espagnols viennent de renforcer leurs effectifs d'agents
au Maroc qui figure en bonne place sur l'agenda des services secrets
espagnols. Pourquoi le Maroc Le Maroc ?
Publié par ihajjiten à 20:02:45 dans Espionage | Commentaires (0) | Permaliens
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