IHAJJITEN Driss
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هل كان الاتحاد السوفياتي يقف وراء الانقلاب العسكري الثاني بزعامة الجنرال أوفقير؟ معطى قد يثير الكثير من الاستغراب بحكم أن الاتحاد السوفياتي المنحل لم تسبق الإشارة إليه نهائيا في الكثير من الروايات التي تطرقت إلى الإنقلابين الفاشلين سنة 1971 و1972 رغم الحديث في أكثر من مناسبة عن علاقة ما ربطت بين الاتحاد الوطني للقوات الشعبية بالقادة العسكريين الانقلابيين. هذا المعطى أوردته جاسوسة أمريكية شهيرة، وهي الدوقة آلين رومانونيس، في كتاب لها معنون ب "المؤامرة المغربية"، وتعتبر أن الجنرال أوفقير كان وراء الانقلاب الثاني الفاشل، وكان المذبوح والكولونيل اعبابو يخضعان لأوامره وإن كان قد نجح في التغطية والتستر على علاقاته بالاتحاد السوفياتي بشكل أثار إعجاب المخابرات الأمريكية، كما نجح في أن يجعل الحسن الثاني يثق به بشكل أعمى
Publié par ihajjiten à 17:17:51 dans أسرار مغربية Top secret Maroc | Commentaires (0) | Permaliens
Mr.Ihajjiten Driss
M. Alaoui: Comment vous voyer la situation politique au maroc?
Ihajjiten Driss: Profitant du vide causé par la répression de la gauche progressiste et du soutien du pouvoir et de l'impérialisme au long des
années 70-80, les islamistes constituent la plus grande force politique au Maroc actuellement, et malgré tout ca, le Maroc connaît une stabilité politique forte et la politique est de retour, et ca c'est une bonne nouvelle, on assiste aujourdhui à un regain de l'activité des partis en toute liberté et avec un respect très méritoire des faits.
Q: On dit que La gauche marocaine a disparu , qu'en pensez vous?
Ihajjiten Driss: La gauche a failli , elle s'est perdue en route à force de vouloir concilier l'impossible, cette gauche, socialiste traditionnelle, n'a pas divorcé avec son mentor français. Focalisée sur la France, elle n'a pas vu que c'est un modèle passé de mode et dont l'efficacité a donné les résultats qu'on sait. la faillite de la gauche, suivie par la débâcle et le désert culturels, ont abouti à laisser le champ libre aux idéologies religieuses qui, pour arriver au pouvoir, donnent l'exemple, et font passer le message suivant : vous voulez un Maroc propre, avec la fin de la corruption et des privilèges etc...? alors votez pour nous. Et ca a marché comme on voit.
Q: On dit que vous etes contre Le dialogue de l'etat avec les detenus de As-Salafia Al-Jihadia , comment éxpliquer vous ca?
Ihajjiten Driss: Il faut le demander aux familles des victimes, il n'est pas question d'ouvrir ni dialogue ni les portes des cellules à ces personnes, Ouvrir un dialogue? pourquoi? et avec qui? et pour quel but? on peut réduire les peines, ameliorer leur situation en prison OK, mais dialoguer et HORS QUESTION; Vous croyez que La réconciliation nationale en algérie a eu ces fruits? Pas du tout.
Q: Certains politiques et courant disent qu'il est temps de changer la constitution marocaine, qu'en pensez-vous?
Ihajjiten Driss: Hors question, Il n'y a pas nécessité de modifier la constitution pour régler nos problèmes. Nous devons défendre notre Constitution parce que c'est la seule chose qui nous unit, défendre le sacré des textes que nous nous sommes donnés, est un devoir.
Q: Mr Driss, la course à l'armement entre le maroc et l'algèrie, ou ca nous mène?
Ihajjiten Driss: D'abord, il faut préciser que l'Algèrie ne poura jamais porter à conclusion le fameux shopping d'armes au valeur de 10 milliards de dollars u.s; étant donné que le prix du petrole à l'heure de la signatures du contrat avec la Russie était de 152 dollars à barille, aujourdhui on es à moin 60 dollars à barille, outre à la crise économique mondiale, ca veut dire que l'Algèrie doit pomper trois fois la quantité du pétrole prévue pour payer la facture, ce qui est impossible; biensur la prèsse Algérienne n'avoue pas ca, et continue à désinformer l'opinion public par ses serments; Le Maroc par contre est, et restera toujour une puissance militaire dominante dans la région, grace à ca facon bien précise de s'armer sans perdre la tete et sans prétendre la lune.
Q: Dèrnière question, en tant que bèrbère, penser vous qu'il est temps de parler d'un parti politique bèrbère?
Ihajjiten D: jamais, je serai toujour contre, je prefere encourager et preserver la culture berbere, politiser cette culture est HORS QUESTION.
Publié par ihajjiten à 13:27:40 dans أخبار العرب | Commentaires (0) | Permaliens
Quatre mandats d'arrêts internationaux émis par la France visent le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des Etudes et de la Documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l'enlèvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains.
Ces mandats d'arrêt ont été relayés par Interpol au niveau international sous forme d'"avis de recherche internationaux à des fins d'extradition", communément appelés "red notices". Leur conséquence immédiate est que les personnes visées risquent l'arrestation dès qu'elles quittent le territoire marocain.
Ben Barka, chef de file de l'opposition marocaine en exil et figure emblématique du tiers-mondisme, a disparu le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris, lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français.
Publié par ihajjiten à 11:23:37 dans Maroc News | Commentaires (1) | Permaliens
L'exposé d'Aymeric Chauprade a fait l'effet d'une bombe. Lors d'une conférence organisée y'a quelques mois à l'Université de Genève sur la mutation en cours au sein du Polisario, M. Chauprade a affirmé que l'évolution de la formation séparatiste serait en train de la faire basculer vers l'islamisme radical et le terrorisme. Aymeric Chauprade est professeur de géopolitique à la Sorbonne, directeur des études à l'Ecole de Guerre de Paris, rédacteur en chef de la Revue française de géopolitique et directeur de collection aux éditions Ellipses à Paris. Son dernier ouvrage, paru en 2003, s'intitulait: Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire.
Le sens de l'évolution du Polisario décrit par M. Chauprade est inquiétant et préoccupant pour la sécurité du Maroc, de toute la région du grand Sahara et, au-delà, de l'Europe. Que dit M. Chauprade ? Sous l'effet conjugué d'une impuissance politique et militaire croissante et de l'arrivée dans ses rangs d'une nouvelle génération de militants imprégnés d'intégrisme, le Polisario basculerait à terme vers l'islamisme radical et le terrorisme.
Une mutation accélérée par la transformation en cours de ce que M. Chauprade appelle «l'arc intégriste du Sahara» en base arrière du réseau Al Qaïda, dont 500 à 600 vétérans de l'Afghanistan seraient déjà installés dans ce que d'autres appellent les «zones grises du Sahara».
Du coup, cette région de l'Afrique verrait, selon le commandement Europe (Eucom) de l'armée américaine, dont la responsabilité opérationnelle s'étend à une grande partie de l'Afrique, «une nette augmentation de son importance stratégique».
Les autorités marocaines sont interpellées, dès à présent, pour rester très attentives à cette mutation de l'organisation séparatiste du Polisario et à se prémunir contre les risques d'une évolution dont le danger dépasse de loin, par les risques de connexions avec le terrorisme international, l'ancienne configuration idéologique et politique du Polisario.
La Vie éco : Lors d'une récente communication à Genève, vous avez parlé d'une «mutation» en cours du Polisario. En quoi consiste-t-elle ?
Aymeric Chauprade : Je voudrais d'abord faire une remarque d'ordre général. Depuis quelques années, on observe qu'un certain nombre de mouvements identitaires locaux (séparatistes), qui avaient, du temps de la guerre froide, adopté le marxisme-léninisme comme idéologie transnationale, changent de référentiel idéologique et optent pour l'islamisme radical.
En d'autres termes, c'est ce dernier qui constitue, aujourd'hui, la nouvelle idéologie révolutionnaire transnationale, contestant l'ordre mondial et l'hégémonie des grandes puissances capitalistes.
La mutation du Polisario s'inscrit dans ce cadre. En raison d'une impuissance militaire et politique croissante et, surtout, de l'arrivée dans ses rangs d'une nouvelle génération imprégnée d'islamisme lors de son passage dans les universités algériennes, ce mouvement est à la recherche d'un nouveau souffle logistique et idéologique. Cette nouvelle génération l'a trouvé dans l'islamisme radical.
Comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
Il y a déjà un élément, fort peu relaté par les médias occidentaux, celui de l'arrestation par les services de sécurité mauritaniens, à la mi-janvier 2004, de Baba Ould Mohamed Bakhili, membre actif du Polisario. Il a été arrêté en train de voler de grandes quantités d'explosifs dans les dépôts de la Société nationale mauritanienne de l'industrie minière (153 bouteilles de produits très inflammables et 12 kilomètres de fil qu'on utilise pour les explosions télécommandées).
Pour les experts, ce n'est pas ce genre de matériel qui est utilisé par la guérilla ou par les forces militaires classiques. Cela sert plutôt à fabriquer des bombes pour un autre usage : des attentats terroristes. La question qui se pose ici est la suivante : le Polisario avait-il l'intention de passer à l'acte ou cherchait-il à vendre ces produits volés à des groupes radicaux islamistes présents dans les régions frontalières poreuses du Grand Sahara ?
Cela voudrait dire que le Polisario a déjà tissé des relations avec ces groupes islamistes radicaux...
On peut même parler d'une certaine complémentarité entre des franges du Polisario (la nouvelle génération intégriste), le GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat - la plus importante organisation islamiste radicale algérienne qui s'est illustrée dans des trafics d'armes et l'enlèvement de touristes européens) et des éléments islamistes radicaux, essentiellement des vétérans d'Afghanistan à la recherche de relais.
Leur nombre atteindrait, selon les experts du renseignement, 500 à 600 vétérans qui se baladent, après la chute du régime des Talibans, dans cette vaste zone que j'appelle «l'arc intégriste du Sahara». Un arc (au sens géométrique du terme) qui s'étend du Sud du Maroc et de l'Algérie au Nord du Tchad, en passant par les confins du Mali, du Niger et de la Mauritanie.
Certains faits attestent indirectement l'existence de telles relations. A ce titre, on peut citer l'activisme américain, qui s'est manifesté à travers la mise en œuvre de l'Initiative Plan Sahel. Son objet est de fournir l'entraînement et l'équipement, notamment en communications, à quatre pays : le Mali, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Un dispositif qui s'est étendu à l'Algérie, à la Tunisie et au Maroc, établissant ainsi un pont entre le sud du Sahara et le Maghreb.
Bien évidemment, les Etats-Unis profitent de la lutte contre l'islamisme radical pour accroître leur influence dans cette région. Il y a donc le prétexte, mais la réalité est incontournable. Une réalité qui préoccupe tous les pays de la région. Tout autant que la France et les Etats-Unis.
Vous parlez de complémentarité. De manière plus explicite...
D'une part, la dynamique transnationale de l'islamisme radical (Al Qaïda) a besoin de relais locaux. S'appuyer sur les éléments actifs du Polisario lui serait utile, ne serait-ce que pour déstabiliser un pays modéré comme le Maroc. D'autre part, pour le Polisario, l'intérêt résiderait dans un nouveau souffle à la fois financier (revenus du trafic d'armes) et idéologique (islamisme radical en tant qu'idéologie transnationale contestataire).
Quelle serait l'ampleur de cette mutation du Polisario ?
Pour ne pas être trop schématique, je dirais que nous assistons à une reconversion lente et progressive d'un mouvement séparatiste partisan de l'autodétermination d'un territoire en un mouvement islamiste radical.
Prenons un exemple de ce type de reconversion. La ville de Tidal, au nord du Mali, était le fief d'un mouvement dit de libération nationale touareg. Elle est devenue aujourd'hui une plaque tournante des trafics d'armes, de véhicules volés, de candidats à l'émigration clandestine et, en même temps, un fief du prosélytisme islamiste radical. On voit ainsi des photos de Ben Laden un peu partout dans les magasins.
Une évolution identique est en cours au sein du Polisario. Aujourd'hui, on ne peut pas dire que tout ce mouvement est devenu une filiale d'Al Qaïda, mais on peut penser, raisonnablement, que dans les années à venir, si le problème du Sahara n'est pas réglé, ce mouvement risque de se transformer complètement en mouvement islamiste radical rattaché à Al Qaïda.
Les éléments de cette nouvelle génération du Polisario sont-ils représentés au sein de sa direction ?
Ce que l'on sait à coup sûr c'est que la direction historique de ce mouvement n'est plus là. Il y a donc une nouvelle situation. Mais, à mon avis, LA question qu'il faudrait se poser est celle de savoir quel sera, à l'avenir, le rôle des services algériens au sein du Polisario. On sait que, jusqu'à présent, c'étaient ces services qui contrôlaient ce mouvement et le manipulaient. Mais on ne peut exclure que le Polisario puisse s'autonomiser de l'emprise algérienne pour tomber sous celle d'un parrainage islamiste radical.
Quels sont, à votre avis, les risques d'une telle mutation pour la sécurité des pays de la région et pour le reste du monde ?
Vous savez, l'Afrique subsaharienne est très fragile et très pauvre. C'est un terreau d'implantation facile pour l'islamisme transnational radical. Ce serait une base arrière à partir de laquelle il rebondirait vers le Maroc, le Maghreb et, de là, vers l'Union européenne. C'est d'autant plus préoccupant que cet «arc intégriste du Sahara», dont j'ai parlé, est très difficile à contrôler, où les réseaux de trafics en tout genre font la loi. Il est donc facile pour des réseaux islamistes radicaux qui ont beaucoup d'argent d'acheter toutes les complicités dont ils ont besoin et de faire de ces zones leur base arrière.
Le Polisario se transformant en filiale d'Al Qaïda... est-ce un risque réel ?
Je suis convaincu que le Polisario n'a plus de base populaire. De ce fait, il peut de moins en moins se proclamer comme un groupe tèrroriste de matrice islamiste, ce sera un mouvement de radicaux qui va s'inventer une cause beaucoup plus transnationale et adopter l'idéologie et les méthodes d'action de l'islamisme radical.
Publié par ihajjiten à 00:14:42 dans Algérie | Commentaires (0) | Permaliens
DST: Placée sous la tutelle administrative du ministre de l'Intérieur, la DGST ou DST est une direction active de la Sûreté nationale comprenant des fonctionnaires appartenant à tous les corps de la police (commissaires, officiers, brigadiers et gardiens).
Elle a pour mission de "veiller à la sauvegarde et à la protection de la sûreté de l'Etat et de ses institutions". L'organisation et le fonctionnement de ses services sont couverts par la classification du secret défense. Son quartier général est situé à Témara. Ses brigades territoriales sont implantées dans chaque province, chaque préfecture, chaque wilaya. Ses 10.000 agents sont installés dans les ministères, préfectures, aéroports, hôtels et clubs privés. Les résultats de ses investigations sont tenus secrets. La DST possède son propre service d'écoutes-radio, la PCR (Police des Communications Radioélectriques), chargée de fournir aux départements concernés des rapports de toute nature sur les communications nationales et internationales.
RG: La direction des Renseignements généraux n'a curieusement pas beaucoup évolué.
Il est vrai qu'elle joue un rôle incontournable en matière de collecte et “ d'analyse” des faits de société, mais ses méthodes et son mode opératoire restent classiques. D'ailleurs, cette direction n'est pas réputée attirer les éléments brillants et ambitieux de la DSGN qui préfèrent opérer dans la police judiciaire ou à la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Comme tout le personnel de la Sûreté nationale, celui des RG travaille dans des conditions lamentables. Et surtout, son travail est rarement pris en considération.
DAG: La fameuse Direction des Affaires générales (DAG) est une superstructure.
En plus de sa structure centrale au sein du ministère de l'Intérieur, cette direction dispose dans toutes les entités territoriales (wilayas, préfectures, cercles, arrondissements, etc) d'une armée de cadres et d'agents qui ne travaillent que sur l'information dans tous ses états. Cette direction doit ramasser chaque jour et dans les quatre coins du royaume des milliers d'informations brutes dont peu sont traitées.
Moqaddams: Les chioukhs et moqaddams font partie du patrimoine makhzénien. Forts d'un statut d'agents de l'autorité, ils sont l'œil et l'oreille du Makhzen dans chaque quartier.
Rien ne leur échappe. Les autorisations de construction ou les certificats de résidence sont leur spécialité. Le ministère de l'Intérieur compte bientôt lancer dans la mêlée une nouvelle promotion de moqaddams jeunes et instruits, pour pallier au vieillessement et à l'inefficience qui affectent leur effectif.
DGED: Le nom de la DGED est pendant longtemps resté étroitement lié à Mohamed Oufkir et à Ahmed Dlimi. D'où l'image " ténébreuse " qu'elle a toujours véhiculée. La DGED est la chasse gardée des militaires. D'ailleurs tous ses directeurs étaient des hauts gradés de l'armée. C'est pourquoi l'arrivée en 2005 de Mohamed Yassine Mansouri à sa tête a été considérée comme un " putsch civil " au sein de cet appareil sécuritaire chargé de "participer au maintien de la sécurité de l'Etat et de ses institutions". La DGED emploierait près de 2000 civils et à peu près 2500 militaires. A ces effectifs, il faut ajouter les membres du fameux "service Action", dirigé par le général Mohamed El Azzaoui. Le nombre des éléments de ce service est estimé à plus de 300, affectés à des missions de renseignement, d'assistance à des pays ou à des mouvements amis et, pour finir, à des actions de reconnaissance, d'identification et de marquage d'objectifs de toute nature. La DGED s'est investie en Afrique, dans le monde arabe, en Europe ainsi qu'en Asie. Elle se veut plus active dans les zones de crise. En ayant recours au renseignement humain, technique, opérationnel ou à la coopération avec d'autres services, nationaux et étrangers.
Rien ne prédisposait ce Bejjadi à diriger la DGED. Ni sa formation, ni ses centres d'intérêt ne l'orientaient à faire carrière dans le renseignement. Ceux qui l'ont côtoyé ou collaboré avec lui parlent d'un homme discret, courtois, honnête et pieux. D'ailleurs, Mohamed Yassine Mansouri est parmi les proches du roi les plus respectés. A la DGED, il se contente de délèguer et de superviser.
5ème bureau: Cette direction du renseignement militaire a pour mission de déjouer l'intrusion d'éléments armés sur le territoire. Elle doit également protéger l'armée de toute tentation d'infiltration. Elle doit donc veiller à la sécurité de 245 000 militaires que compte les Forces armées royales.
2ème bureau: Peu connue mais très sensible, cette direction est officiellement chargée du " renseignement sur l'ennemi et de l'étude des menaces ". Elle doit donc rassembler des informations sur les troupes des pays voisins comme l'Algérie et l'Espagne.
Gendarmerie: Le général Hamidou Laânigri a longtemps spéculé et misé sur le départ de Hosni Benslimane.
Ce dernier, malgré l'âge (76 ans), reste incontestablement l'un des hommes de confiance de Mohammed VI. Son pouvoir n'est plus à prouver. Sa main-mise sur le sport (président de la Fédération du football et du Comité national olympique) a fait beaucoup de mal à ce secteur.
La gendarmerie royale est une grosse machine dotée de moyens humains, techniques et logistiques importants. Ainsi, le général Hosni Benslimane dispose de 22 000 gendarmes dont 1 000 officiers, 22 commandements régionaux, des hélicoptères de combat de recherche et de sauvetage, d'avions de lutte contre les incendies, etc. Le budget de fonctionnement de la gendarmerie absorbe 21% du budget des Forces armées royales. Le budget global alloué à la gendarmerie en 2006 représente 7,8 du budget alloué à l'administration de la Défense. Ce qui est considéré comme un grand gâteau dont le général Hosni Benslimane bénéficie sans pour autant que l'appareil de la gendarmerie ne soit modernisé. Cela dit, les gendarmes quadrillent toutes les zones rurales et étendent leurs prérogatives parfois sur des périmètres urbains ou récemment urbanisés. Les renseignements généraux de la gendarmerie s'occupent de ce qui passent sur les bases militaires. Mais leurs activités dépassent souvent les casernes. Ils s'occupent davantage de ce qui se passe dans les villes (activités des partis politiques, associations, conférence de presse, universités, etc).
Forces auxiliaires: Désormais gérées par le général Hamidou Laânigri, les Forces auxilliaires relèvent du ministère de l'Intérieur. Composées de plusieurs milliers d'agents, les Forces auxiliaires sont au four et au moulin. Elles " touchent " à tout. Elles participent au maintien de la sécurité urbaine. Elles sont également sollicitées pour des opérations contre l'immigration clandestine ou contre le trafic de la drogue. Le général Laânigri semble avoir un grand projet pour ce corps. Il veut en faire des CRS pour le maintien de l'ordre et la sécurité.
Publié par ihajjiten à 14:42:41 dans Maroc News | Commentaires (0) | Permaliens
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